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Lumière bleue / écrans : comment s'en protéger ?

Qu'est-ce que la lumière bleue ?

La lumière est constituée d’ondes électromagnétiques (photons).

Ce qui caractérise une onde électromagnétique est sa fréquence (nombre d’oscillations par seconde), exprimée en Hz. Dans le cas des ondes lumineuses, cette fréquence est le plus souvent exprimée en longueur d’onde (nanomètres), la longueur d’onde étant égale à la vitesse de la lumière (dans le vide) divisée par la fréquence.

Les ondes électromagnétiques sont ainsi divisées en plusieurs régions. Plus la fréquence d’une onde est élevée, plus cette onde est énergétique. Les ondes les plus énergétiques sont les rayons gamma (radiations ionisantes). Puis viennent par énergie décroissante les rayons X, ultraviolets (UV), visibles, infrarouges, micro-ondes et enfin les ondes radios.

Spectre des ondes électromagnétiques

Figure 1 : Spectre des ondes électromagnétiques : plus la longueur d'onde est faible, plus les rayons sont énergétiques.

La lumière visible par l’œil humain est située entre les UV et les infrarouges. Et la lumière bleue correspond à l’extrémité du spectre visible la plus proche des rayons UV. Il s’agit donc de la couleur de lumière visible la plus énergétique et par conséquent la plus dangereuse en cas de forte exposition.

La lumière naturelle provenant du soleil contient des rayons bleus, comme on peut le constater lorsque l’on admire un arc en ciel. Cependant, les écrans et les ampoules économiques LED produisent une quantité de lumière bleue supérieure à celle de la lumière du soleil et supérieure également à celle des anciennes ampoules incandescentes (Figure 2). Or avec le développement des nouvelles technologies, notre exposition à ces éclairages artificiels ne cesse de croitre. Et qui plus est, la quantité de lumière bleue émise augmente encore au fur et à mesure que les LED des ampoules et des écrans vieillissent (Tosini et al., 2016) !

Figure 2 : Intensité lumineuse sur le spectre visible produite par différents types d’ampoules : LED, ampoules fluocompactes et ampoules incandescentes.

Adapté de (Tosini et al., 2016).

Effets de la lumière bleue sur les yeux :

Lorsque les rayons lumineux parviennent à nos yeux, ils commencent par traverser la cornée et le cristallin, mais c’est rétine, i.e. la couche interne du fond de l’œil, qui permet de les percevoir. Les photorécepteurs de la rétine (batônnets, cônes, …) traduisent les signaux lumineux en informations, qui sont ensuite transmises au nerf optique pour être interprétées par le cerveau. Pour fonctionner, les photorécepteurs doivent être nourris par l’épithélium pigmentaire sur lequel ils reposent (couche de cellules riches en pigments).

Figure 3 : Schéma simplifié de l’œil et de la rétine.

Plusieurs études menées chez des rongeurs et des primates suggèrent que l’exposition répétée à la lumière bleue peut endommager l’épithélium pigmentaire de la rétine et les photorécepteurs qui en dépendent, en générant un stress oxydant (Tosini et al., 2016). Avec l’âge, les défenses antioxydantes s’affaiblissant, la rétine devient de plus en plus vulnérable aux dégâts induits par ce type de lumière et il est possible qu’ils contribuent au développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Le mécanisme précis par lequel ce stress oxydant est induit par la lumière bleue est encore mal connu. Toutefois, les chercheurs soupçonnent l’implication de certains résidus de dégradation des photorécepteurs en forme de bâtonnets (granules de lipofuscine), qui avec le temps s’accumulent dans l’épithélium pigmentaire de la rétine. Lorsque ces résidus absorbent de la lumière bleue, ils génèrent des espèces réactives de l’oxygène (stress oxydant). Pour les neutraliser avec une efficacité constante tout au long de notre vie, il faudrait donc être doté d’une défense antioxydante de plus en plus performante. Or avec le vieillissement, c’est l’inverse qui se produit.

Pour finir, il est démontré que la lumière bleue joue un rôle majeur dans la régulation du rythme circadien et donc du sommeil (Tosini et al., 2016). L’exposition aux écrans ou la lecture éclairée par des ampoules LED le soir avant le coucher peuvent donc retarder l’endormissement et avoir des effets plus négatifs que la même exposition en journée.

Lumière bleue : comment s'en protéger ?

Pour préserver ses yeux des dégâts induits par la lumière bleue, plusieurs stratégies sont possibles :

  • Limiter le temps passé devant les écrans (ce qui n’est pas toujours facile lorsque l’on travaille toute la journée à un bureau, devant un ordinateur…),
  • Utiliser au maximum l’éclairage naturel et réduire l’éclairage artificiel,
  • Porter des lunettes réfléchissant la lumière bleue,
  • Adopter une alimentation protectrice.

Parmi ces différents leviers (compatibles entre eux), le plus facile à mettre en œuvre, mais aussi le plus méconnu est l’alimentation.

Lumière bleue et micronutrition :

Lutéine et zéaxanthine :


La lutéine et la zéaxanthine sont deux pigments de la famille des caroténoïdes, présents en très faibles concentrations dans l’alimentation (oranges et fruits jaunes). On les retrouve en forte concentration dans la rétine, où ils jouent le rôle de filtre protecteur contre la lumière bleue (Jia et al., 2017; Lima et al., 2016). Ils agissent de plus en tant qu’antioxydant piégeant les radicaux libres (induits notamment par la lumière bleue), réduisant ainsi le stress oxydant.
Les études sur la lutéine, la zéaxanthine et la lumière bleue sont très nombreuses. La base de données scientifique de référence Pubmed en ressence plus de 117.

Les études sur ces caroténoïdes montrent qu’en outre de protéger des effets néfastes de la lumière bleue, ces antioxydants pourraient également améliorer les fonctions normales de l’œil en augmentant la sensibilité aux contrastes (Jia et al., 2017).


Extraits de myrtilles :


Les extraits de myrtilles, qui contiennent des anthocyanes, puissants antioxydants, sont connus pour aider à protéger les yeux du vieillissement. Une étude in vitro a également montré que les extraits de myrtilles pouvaient, par leur action antioxydante, protéger les photorécepteurs de la rétine des dégâts induits par la lumière bleue des LED (Ogawa et al., 2014).


Zinc :


Le zinc est un oligo-élément connu pour contribuer au maintien d'une vision normale et protéger les cellules du stress oxydant. Il est en particulier indispensable à l’activité de l’enzyme antioxydante superoxyde dismutase (SOD1).

Lumière bleue et compléments alimentaires : gamme Nutrixeal

Nutrixeal propose différents complexes à base d'antioxydants, spécifiquement formulés pour la santé des yeux :

  • Ultra Lutéine contient 20 mg de lutéine par gélule + un extrait de myrtilles.
  • Ultra Myrtille contient des extraits de myrtilles hautement concentrés.
  • Visioxanthine, complexe le plus complet, contient : astaxanthine naturelle (4 mg), lutéine (4 mg), extrait de myrtilles et zinc.

Ingrédients complémentaires :

Vous avez souvent les yeux secs à force de travailler devant des écrans ?

Hydravea est complexe antioxydant à base d'huile de pépins de cassis, contenant des omega 3, 6, 7 et 9 et des vitamines, spécifiquement formulé pour la santé des yeux et des muqueuses.

Références :

Jia, Y.-P., Sun, L., Yu, H.-S., Liang, L.-P., Li, W., Ding, H., Song, X.-B., and Zhang, L.-J. (2017). The Pharmacological Effects of Lutein and Zeaxanthin on Visual Disorders and Cognition Diseases. Mol. Basel Switz. 22.
Lima, V.C., Rosen, R.B., and Farah, M. (2016). Macular pigment in retinal health and disease. Int. J. Retina Vitr. 2, 19.
Ogawa, K., Kuse, Y., Tsuruma, K., Kobayashi, S., Shimazawa, M., and Hara, H. (2014). Protective effects of bilberry and lingonberry extracts against blue light-emitting diode light-induced retinal photoreceptor cell damage in vitro. BMC Complement. Altern. Med. 14, 120.
Tosini, G., Ferguson, I., and Tsubota, K. (2016). Effects of blue light on the circadian system and eye physiology. Mol. Vis. 22, 61–72.